Comment bien se préparer à un trek ?

sommet jour 2 trek toubkal

Même s’il est conseillé d’avoir déjà une certaine capacité physique pour avoir un bon cardio et des muscles déjà bien entraînes, se préparer à un trek demande de la rigueur et n’est pas à prendre à la rigolade. En effet, il ne s’agit pas juste d’une randonnée à la journée mais bien de plusieurs à la suite, ce qui demande un grand effort d’endurance. Il faut donc une bonne préparation physique ainsi qu’une bonne gestion du rythme sur place car il serait bête de griller toutes ses cartouches dès le 1er jour.

Je vous donnerai donc dans cet article une idée d’entrainement pour vous préparer à un trek de plusieurs jours même si vous habitez le plat pays ainsi que quelques conseils pour être au top avant de partir et pendant le séjour sportif. Mais avant ça, essayons de savoir ce qu’est réellement un trek 😉

comment se préparer à un trek ?

Quelles sont les particularités d’un trek à connaître pour bien s’y préparer ?

Un trek doit être bien préparé, si vous n’y connaissez pas grand chose car vous êtes débutants, pas de panique, suivez les guides (humains ou littéraires) qui vous préconisent de vous arrêter à tel endroit et de faire autant de kilomètres tel jour même si la distance ne vous parait pas bien longue. Ceux-ci sont généralement bien pensés pour pouvoir gérer le trek correctement du début à la fin.

Car oui, il y a des paramètres « difficultés » que vous croiserez forcement pendant votre trek.

Le dénivelé

Il sera rare de trouver des treks sans dénivelé puisqu’en général cette discipline se pratique en montagne.

Ainsi, si vous débutez, il est évident que vous n’allez pas commencer par un trek où les dénivelés dépassent les 800 mètres qu’il s’agisse de positif ou de négatif. Car en effet le 1er vous demandera d’avoir un certain cardio, quant au second, il vous fera sans doute très mal aux articulations.

Il faut donc y aller en douceur !

En tant que débutant, pour un dénivelé positif, on ne dépassera d’abord pas les 800 mètres de dénivelés par jour ni les 2000 mètres d’altitude pour éviter le manque d’oxygène. Tandis que pour un dénivelé négatif, on évitera une pente en forêt en plein automne pour éviter de glisser sur les feuilles mortes et humides ou encore une pente caillouteuse qui risquerait de nous faire tordre une cheville … =/

Mais pas de panique il existe des treks pour tous : du débutant (à petit dénivelé et terrain facile) au confirmé (à gros dénivelé et terrain difficile). Pour ça, Internet nous donne de superbes idées et moi-même, je vous partage tous les nôtres 😉

Jour 1 trek Toubkal, se préparer à un trek

La distance

Un trek se mesure en kilométrage journalier. C’est à dire que la distance préconisée pour votre journée sera mesurée en fonction du dénivelé et du sentier.

En effet, on pourra très bien avoir une journée de 10 km seulement comme une autre de 25 km …

Pourquoi certaines journées sont courtes ?

Mais si la journée est courte en distance ce n’est pas pour rien, il y a une raison :

  • il n’y a pas de prochain campement avant 16 km (sauf que vous en avez déjà parcouru 12 …)
  • il y a un dénivelé très important du type 1400 mètres de dénivelés sur seulement 10 km (véridique, ceux qui n’y croient pas, n’hésitez pas à aller lire l’article sur notre magnifique trek au Pérou 😉 ) …
  • vous partez pour un long trek de plus d’1 semaine alors si vous voulez tenir jusqu’à la fin, il ne faut pas jouer au héros en voulant rétrécir la durée du trek et faire plus de km par jour … comme je vous l’ai dit, si on nous préconise une petite distance, ce n’est pas pour rien … 😉

Le sentier

Quand je parle de sentier, je parle bien évidemment de ce sur quoi vous marchez…

En effet, ici, la difficulté ne sera pas la même si vous faites un trek dans un désert de sable ou sur un sol boueux et glissant que si vous le faites sur une terre meuble et dure.

Ainsi, comme je le disais plus haut, une descente ne sera pas vécue de la même façon selon si elle est raide et glissante ou si elle penche légèrement sur un sol stable.

Le portage du sac

Quand on part pour un trek, on a normalement tout notre barda pour camper : tente, réchaud, sac de couchage, tapis, repas lyophilisé etc.

Sauf que c’est bien tout ça, mais ça pèse lourd !

Donc si on part pour un long trek de plus d’une semaine, il ne sera pas rare d’avoir la possibilité d’avoir des porteurs (qu’il s’agisse de Sherpas, ou de mules…). Donc seulement dans ce cas, je vous dirais que ça peut être la solution car en général ils ne sont pas là pour rien … Si on part pour une expédition avec cuisinier, guide etc. autant prendre des porteurs. Cependant, si vous partez pour quelques jours seulement, évitez de le faire –> je vous dis pourquoi ici ! 😉

Par ailleurs, si vous prenez la seule force de votre dos, je vous écrirai bientôt un article avec tout l’essentiel à prendre avec vous (et je parle bien d’essentiel –> exit le superflu et le « si jamais »…) 😉

Juste pour info, votre sac ne doit en aucun cas dépasser les 12kg que vous soyez un homme ou une femme –> Attention à votre dos !

Panorama sur lac Vosges

Ainsi, vous connaissez maintenant les composantes d’un trek. Alors, même si celles-ci font peur au 1er abord, il n’empêche qu’on aime les treks et on sait pourquoi … On en a même parlé ici ! 😉

Mais comment s’entraîner pour ce genre de défis qui n’est pas pourtant pas reconnu comme étant un sport à part entière ? On vous explique tout cela maintenant 😉

Comment se préparer à un trek si j’habite le plat pays ?

Se préparer à un trek quand on habite, comme nous, la Belgique et le nord de la France n’est vraiment pas évident. Mais nous l’avons fait … donc je pourrai vous répondre avec facilité à cette question puisque l’entrainement que je viens vous partager, on l’a conçu avant tout pour nous-même et pour des treks plutôt difficiles donc ne vous inquiétez pas, vous pouvez nous suivre les yeux fermées ^^

J’étais encore moi-même débutante en commençant ce programme … mais genre marcher 10km sur un rythme de 5km/h était vraiment dur … je finissais toujours avec des cloques, des courbatures ou des maux aux articulations, bref la joie de l’entrainement xD Donc oui, il est aussi fait pour les débutants !

Ce qu’il y a d’essentiel à savoir, c’est qu’il vous faudra travailler une des difficultés évoquées ci-dessus à la fois. En effet, vous n’allez pas commencer par un 25 km avec 12 kg sur le dos … — » Donc on y va progressivement … !

La distance

Commencez donc par le facteur distance puisque c’est le plus simple chez nous !

Marchez 1 fois / semaine en augmentant la distance de 5km tous les mois.

Prenons notre exemple :

  • janvier : 10 km
  • février : 15 km
  • mars : 20 km
  • avril : 25 km … etc.

Bon le but n’est pas d’aller jusque 100 km hein xD On change juste de paramètre ensuite une fois que l’on aura atteint les 25 km en aisance physique (sans cloque ni mal articulaire mais juste de la fatigue musculaire) 😉

ATTENTION : privilégiez les parcours sur sol naturel et non bétonné. En effet, l’appui sur le béton vous procurera rapidement des maux aux articulations. Si vous ne me croyez pas tester une semaine sur le béton et la semaine suivante dans les bois (ou inversement), vous verrez la différence sans faute ! ^^ »

Le portage de sac

Si on n’a pas de montagne à part des terrils ou des petits monts, on privilégiera donc en 2ème le facteur sac.

Prenez votre sac 1 fois / mois lors de vos sorties. Voire 2 fois si vous en sentez la nécessité.

Le mieux serait de le prendre lors du dernier dimanche de chaque mois car vous serez normalement habitué à la distance que vous aurez déjà faite 3 fois …

Par exemple :

  • 1er, 2ème et 3ème dimanche de février : 15 km sans sac
  • 4ème dimanche de février : 15 km avec sac
  • 1er, 2ème et 3ème dimanche de mars : 20 km sans sac
  • 4ème dimanche de mars : 20 km avec sac
  • etc.

(J’ai écris dimanche car c’est ce que nous faisions mais libre à vous de faire votre sortie hebdomadaire quand vous le souhaitez).

Que mettre dans votre sac ?

Au début, votre casse-croûte et/ou repas de la journée + 2 ou 3 L d’eau et votre veste coupe-vent + cape de pluie et gants/écharpe.

Ne commencez pas avec un sac plus lourd que 5kg … Mais au fur et à mesure de vos sorties avec sac, augmentez le poids en prenant votre sac de couchage ou réchaud en plus par exemple.

Comment bien se préparer à un trek ?

Le dénivelé

Pas facile de trouver du dénivelé par chez nous. Il y en a mais pas de très important. Alors rassurez-vous nous n’en avions quasiment jamais fait cette année avant notre 1er trek dans les Vosges.

Cela dit il existe toujours des petites options comme des petits monts à droite à gauche … On fait avec ce que l’on a malheureusement mais il y a toujours possibilités de trouver si l’on cherche bien 😉

Pour le nord de la France ou la Belgique : les terrils, les Ardennes, les monts des Flandres ou encore la côte avec les falaises des caps Blanc Nez et Gris Nez …

Se préparer à un trek quand on habite le plat pays

Comment se préparer à un trek si j’habite en montagne ?

Je pense que je ne suis pas la meilleure personne pour vous conseillez mais d’après moi si vous habitez en montagne, les dénivelés ne sont pas un problème pour vous et ne vous font normalement pas peur xD

Et de surcroît, vous savez sûrement mieux que moi comment se préparer à un trek en habitant en montagne … cependant si vous êtes débutant et/ou que vous arrivez en région montagneuse voici une petite idée d’entraînement 😉

Le dénivelé avec la distance

Le dénivelé il y en aura forcement. Jouez donc avec le paramètre distance.

Deux options possibles :

  • Varier le paramètre distance : peu importe le dénivelé (veillez tout de même à ne pas commencer par un trop important, allez-y progressivement …), commencer par de faible kilométrage (10 au début) en augmentant celui-ci chaque mois comme mentionné dans l’entrainement pour le plat.
  • Varier le paramètre dénivelé : donnez vous un kilométrage défini (par exemple 15 km) et augmenter le dénivelé de 200 ou 300 mètres chaque mois.

Le portage de sac

Même chose que sur le plat, ne prenez pas votre sac à chaque sortie mais par exemple 1 à 2 fois par mois tout en augmentant le poids de celui-ci au fur et à mesure. Ou alors de très faible poids avec 1.5 L d’eau et un coupe-vent simplement.

Haut atlas trek

Mais où randonner et/ou avec qui se préparer à un trek ?

Aucune excuse, en cherchant bien vous trouverez bien des itinéraires.

Association ou club sportif

Cherchez une association dans votre région qui propose chaque semaine des parcours fléchés.

En Belgique, par exemple, l’Adeps (les points verts) et Wandelsport proposent différents parcours de 5, 10, 15 ou 20 km sur tout le territoire chaque dimanche.

Applications avec partage d’itinéraires

Téléchargez des applications gratuites comme Strava ou peu chères comme Runtastic Pro.

Pour la 1ère, il vous suffit d’être « amis » avec d’autres personnes pour pouvoir suivre gratuitement leurs parcours. (Je les partage par la même occasion sur notre groupe facebook « Randos, Trek & Travel Worldwide – Vos compagnons randos & voyages« ).

Pour la 2nde, vous pouvez suivre des parcours partagés par d’autres utilisateurs en choisissant des paramètres tels que la distance, le dénivelé et le point GPS d’où vous souhaitez démarrer. Elle ne coûte que 4 ou 5€ à « vie » si vous ne la supprimez pas entre deux bien sûr ^^

Trouver des compagnons de randonnées

Chose difficile vous me direz surtout quand on a pas les amis qui portent le même intérêt face à notre passion de la marche et de la nature …

Mais aujourd’hui, l’air du numérique nous aide tout de même beaucoup notamment via les réseaux sociaux. C’est pourquoi je vous renvoie au groupe facebook que j’ai créé spécialement pour trouver des compagnons de randonnées près de chez soi ou n’importe où sur terre lors de vos voyages 😉

Photo de groupe en haut du Toubkal

Quelques conseils pour bien gérer son trek.

L’entrainement pour bien se préparer à un trek, c’est important mais la gestion 1 mois avant et une fois sur place le sont tout autant. Ainsi on imagine mal courir un marathon ou manger tout le temps gras la semaine précédant notre départ auquel cas notre corps ne risque pas vraiment d’apprécier ni de réussir à maintenir l’effort jusqu’au bout …

Voici donc quelques conseils 😉

Que faire deux semaines avant le départ pour bien se préparer à un trek ?

L’importance de manger sainement

Ce que j’adore quand on part en trek, c’est le nettoyage complet que fait notre corps pendant le séjour. Etant un sport d’endurance, la marche vient puiser dans nos réserves profondes, elle permet d’éliminer tous l’acide du corps et bizarrement notre corps ne voudra pas chercher à manger beaucoup ni de gras …

Le retour à la nature … petite réflexion … ! ^^

Bref, on ne va pas refaire un topo sur les bienfaits de la randonnée puisqu’on en a déjà parlé 😉

Cependant vous l’aurez compris, si vous ne mangez que du sucre et du gras les semaines précédents l’effort, votre corps ne vous dira sûrement pas merci car devra puiser et éliminer davantage le « mauvais » et vous aurez également des manques ce qui vous fatiguera beaucoup plus vite.

Alors 1er conseil : mangez sainement durant les 2 semaines précédents votre trek !

On fait un break sportif et on dort !

Comme tout grand sportif avant une compétition, il est bon pour le corps de stopper complètement l’effort physique deux semaines avant un effort intense. Il en est alors de même pour bien se préparer à un trek …

Il est alors temps pour votre corps de se reposer pour être en pleine forme le jour J. D’où l’importance également de faire de grosses nuits dans les bras de Morphée =) Et quand je parle de longues nuits, il s’agit bien d’un minimum de 8 heures de sommeil 😉

Donc le 2ème conseil : reposez-vous, dormez et faites une pause sportive !

Achetez et préparez tout 2 jours avant le départ

Ca parait évident … mais quand je dis de tout préparer et achetez 2 jours avant c’est par expérience …

En effet, le 1er coup on voulait racheter une petite bonbonne de gaz juste avant de partir … mais c’est sans compter sur les rayons vides ^^ » Le 2ème coup, on voulait acheter nos plats lyophilisés sur place … mais aucun magasin du coin n’en faisait ^^ »

Bref, 2 jours avant c’est en fait histoire d’assurer le coup …

Quant à la préparation des sacs, il serait bête de se dire que vous ne trouvez plus vos bâtons de marche 10 minutes avant de partir pour risquer de rater votre train par exemple …

Donc pour finir mon 3ème conseil : achetez tout ce qu’il vous faut et préparez vos affaires à l’avance !

Guadeloupe grand cul de sac marin

Une fois sur place, comment gérer sans trop de fatigue ?

Trouver son rythme

L’important n’est pas d’arriver le 1er sur le lieu d’arrivée mais de prendre plaisir.

Je me souviendrai toujours de ces prétentieux touristes qui grimpaient à toute allure pour rejoindre le cratère du Kawah Ijen en Indonésie… Ahhh ça oui, ils allaient vite et ils doublaient tout le monde. Mais qui est arrivé 1er finalement ? Oui, c’est bien nous et notre allure de limace.

Car vous apprendrez bien vite qu’en montagne, il faut se préserver. Ca ne sert à rien de courir si c’est pour s’arrêter toutes les demi-heures pour boire 1/2 litre d’eau en étant essouflé comme jamais… La seule chose que vous montrez avec votre égo, c’est que vous ne savez pas gérer l’endurance et la fatigue …

Alors monter à l’allure d’une fourmi si vous le voulez, si cela vous permet de tenir plus facilement la distance et d’être moins fatigué, vous avez tout gagné 😉

Bon, on est bien d’accord que ce que je préconise surtout ici, c’est d’avoir son allure et de ne pas se soucier de celle des autres. Pour ma part, Quentin est beaucoup plus rapide que moi … et bien je reste à l’arrière tout simplement ^^

Faites des pauses régulières

On ne parle pas ici de pauses d’1 heure, bien évidemment…

Mais une petite pause de 5 à 10 minutes toutes les heures est nécessaire pour vous hydrater et si besoin reprendre une petite dose de sucre avec des fruits secs ou des barres de céréales. Cela boostera votre corps pour le parcours restant.

Pour le repas du midi, prenez par contre une longue pause d’1h à 1h30 histoire de bien se reposer et de digérer avant de repartir.

Pause repas en forêt

Manger correctement

Par correctement j’entends sainement, pas trop et à heures régulières.

Normalement, il est conseillé de manger une fois toutes les 4 heures. Pas forcement beaucoup mais cela évite d’avoir un trop long laps de temps sans manger et de se ruer sur tout et n’importe quoi quand vient l’heure de manger car on meurt de faim …

Manger un repas complet et important le matin et le midi pour avoir suffisamment de force pour la journée.

Quant au soir, manger léger pour aller dormir sans demander à votre corps de travailler encore un peu plus pour digérer en pleine nuit.

De toute manière, vous le verrez sûrement, votre corps demandera beaucoup moins d’apport calorique et vous serez étonné de ne pas manger beaucoup sans vous forcer 🙂

Aller dormir tôt

Ce que j’aime beaucoup également en trek, c’est de vivre au rythme du soleil.

En effet, aller dormir après avoir admirer son coucher et lu un ou deux chapitres de son livre de poche avec sa frontale puis se réveiller au petit jour avec la fraîcheur du matin et prendre le temps de déjeuner et de ranger son campement à la lueur du jour, à mon goût, ça n’a pas de prix !!

On part ressourcé après une bonne nuit dans son duvet bien au chaud, prêt à attaquer la journée qui s’annonce.

Petit plus : vous dormirez encore mieux si vous vous douchez en arrivant le soir au campement. Alors je sais bien qu’à l’eau froide à certain endroit, ce n’est vraiment pas drôle mais voici l’astuce de mon chéri qui fonctionne plutôt bien : tremper le gant dans l’eau froide et badigeonnez vous avec, votre température corporelle réchauffera votre gant 😉

bivouac trek jour 2

Et voilà pour cet article plutôt … complet ! Du moins je l’espère car j’ai tout essayer pour ne rien oublier ^^ J’espère que celui-ci vous sera des plus utile en tout cas.

Au plaisir de partager et de connaître vos aventures en retour 😉

* Marine *

Visiter le Machu Picchu de manière eco-responsable

l'impressionnant Machu Picchu

Connu comme étant l’une des 7 merveilles du monde, le Machu Picchu, cette magnifique cité inca perchée à 2430 mètres d’altitude, impressionne par sa grandeur et son architecture des plus vertigineuses. Datant du XVème siècle, on comprend également pourquoi il fait parti du patrimoine mondial de l’Unesco.

Cependant, patrimoine mondial de l’Unesco ne dit pas forcement préservation dans les meilleurs conditions. En effet, malheureusement, le site s’affaisse de plus en plus à cause de ses milliers de visiteurs mensuels. Alors, bien sûr, je ne vous dirai pas ici de ne pas y aller, non ! Le Machu Picchu vaut vraiment le coup mais si on pense à le préserver le plus longtemps possible, autant réfléchir à le visiter d’une manière plus éco-responsable –> à pied !

Je vous partagerai donc dans cet article notre aventure vers la célèbre cité inca et vous montrerai également que l’option « tout à pied » n’a rien de difficile si vous avez l’habitude de marcher en vacances 😉

Comment rejoindre le Machu Picchu ?

Dans un 1er temps, rejoindre Hidroelectrica.

Bon clairement, aller au Machu Picchu depuis Cusco à pied, on oublie !! xD

En effet, pas d’autres choix que de rejoindre en 1er lieu, la petite ville d’Hidroelectrica où se trouve la gare ferroviaire. Il n’y aura pas de possibilités d’aller plus loin en véhicule motorisé. Mais comment rejoindre ce barrage et cette gare ?

A pied

Alors comme dit juste au dessus, il ne s’agit pas de partir à pied depuis Cusco. Cependant, certaines agences proposent des treks de quelques jours permettant de terminer le parcours en rejoignant Hidroelectrica.

C’est une bonne alternative si l’on souhaite marcher sur les hauteurs en amont et faire le trek du Salkantay ou celui de 9 jours en passant par le site de Choquequirao.

En bus

De notre côté, ayant fait 2 jours avant le trek de Choquequirao sur 4 jours, nous avons choisi l’option bus.

Alors il est vrai qu’en général, les bus sont réservés pour des tours organisés de 2 jours tout compris avec le train aller et retour + la nuit à l’hôtel + le bus pour monter à la cité + la visite. OK sauf que tout ça, ça ne coûte pas moins de 600$ par personne

WHAT ???

Oui oui, du vol, on est bien d’accord. Mais bon tant qu’il y aura des gens assez flemmards et assez friqués pour acheter et bien je ne dis rien et que les agences en profitent 😉

Bref, ce qu’on a fait du coup, c’est qu’on est allé voir une agence pour savoir s’il était possible de ne prendre que le trajet aller en bus. Et croyez-moi, vu que vous payez, ils ne le refuseront pas ^^ » Si mes souvenirs sont bons, nous n’en avons eu que pour 20 soles par personne (soit 5€).

ATTENTION : au vertige !! Le trajet est plus que vertigineux, j’ai « prié » plus d’une fois qu’on ne tombe dans le ravin abrupte surtout quand la moitié de la roue extérieure n’était pas sur la route mais dans le vide …

Rejoindre ensuite le village Aguas Calientes

En train

Il est possible d’arriver directement au village Aguas Calientes depuis Cusco en bus + train mais attention au tarif trèèèèèèès cher …

Vous avez le choix entre 2 compagnies : Incarail ou Perurail. Mais les tarifs ne changent pas vraiment … Pour la petite idée –> le tarif le moins cher pour faire Cusco – Machu Picchu en bus + train s’élève à 60$ minimum … O.O (je vous l’avais bien dit 😉 ).

A pied

C’est l’option que nous avons choisi et celle que je vous recommande entre mille !!

Au 1er abord, marcher le long d’une voix ferrée pendant 10 km ne fait pas rêver et pourtant … Se promener entre les arbres et la rivière de la forêt tropicale, apercevoir des animaux sauvages que l’on ne verra sans doute nul part ailleurs, écouter cette nature, chercher le Machu Picchu (que vous ne verrez jamais malgré le fait de regarder dans la bonne direction xD) et laisser passer le train tout en marchant à côté …

Bref, cette rando vaut vraiment le coup, alors n’hésitez pas à faire le trajet Hidroelectrica – Aguas Calientes à pied.

PS : malgré ce que montre la courbe du tracé GPS, je vous rassure on a vraiment pas l’impression de monter, c’est un faux plat 😉

Le Machu Picchu côté pratique.

Où dormir à Aguas Calientes ?

A l’hôtel

Vous l’aurez compris, Aguas Calientes est la ville de départ vers le Machu Picchu. C’est donc ici que vous dormirez avant et/ou après votre visite.

Aucun souci pour vous trouver un hôtel puisque la cité est une ville dortoir qui a grandi autour du tourisme pour le grand site de l’Unesco. Vous pourrez donc trouver une chambre facilement même la veille avec l’application Booking, cependant attention au confort en réservant aussi tard …

Dans un camping

C’est parce qu’on avait déjà dormi 4 nuits sous tente auparavant qu’on a préféré l’hôtel mais sincèrement je pense que le camping aurait été vraiment préférable. Premièrement pour le côté éco-responsable et deuxièmement pour son côté sauvage.

C’est vrai quoi ! ça ne vous tenterait pas vous de dormir en forêt sous les arbres flamboyants en écoutant les chants des perroquets et en vous réveillant avec des singes ?!

Et bien, c’est ce qu’il peut vous arriver si vous dormez dans un camping le long des rails sur le chemin entre Hidroelectrica et Aguas Calientes. Nous en avons vu plusieurs et certains avaient l’air vraiment sympathique au beau milieu des arborescences.

Selfie souvenir à l'entrée du village dortoir du Machu Picchu

Comment monter jusqu’au Machu Picchu ?

En bus

Cette route pour monter … sûrement la plus grande erreur du site et celle qui abîme tout et rend tout moche !!

OK, elle est bien pratique pour les personnes d’un certain âge ou d’autres ayant des problèmes de santé … mais de là à ce qu’il y ait un bus toutes les 5 minutes … c’est vraiment du gâchis !!

Du gâchis car l’aller-retour coûte tout de même 25$ (pour 5 minutes de bus soyons clair …) et que le nombre incessant de trajets abîme, dénature et pollue l’endroit.

Alors s’il vous plait, si vous en avez la capacité, montez à pied !! Celle-ci n’est pas si difficile, on passe dans la forêt et c’est plutôt sympa d’autant plus si on est avec des enfants =)

A pied

Autant être franche tout de suite, il ne s’agit que d’escaliers et le cardio vous réchauffera bien. Mais pas de panique la montée ne dure pas 6h … il ne s’agit que d’une petite heure de marche en prenant son temps. Et pour vous convaincre, marcher sur ce que l’on nomme le mythique « chemin de l’inca » fait rêver et c’est quand même classe de se dire qu’on a tout fait à pied dans un paysage vert et luxuriant.

De notre côté, nous avons fait la montée et la descente à pied. Voici le descriptif de l’ascension 😉

Chemin de l'inca avant l'arrivée au Machu Picchu

Comment revenir sur Cusco ?

Par train et bus ou uniquement par train. Et autant vous prévenir, cela n’est vraiment pas donnée.

Le soir de la visite du Machu Picchu nous avions pris un billet de train Aguas Caliente – Ollantaytambo pour 60$ tout de même par personne (aux heures les moins évidentes bien entendu …).

Ollantaytambo et pas Cusco car on avait prévu de faire un trip dans la vallée sacrée pour revenir sur la ville principale –> je vous expliquerai notre itinéraire dans le prochain article 😉

Visiter le célèbre Machu Picchu

Quel billet choisir ?

ATTENTION !

Une 1ère chose à savoir –> aujourd’hui, il est obligatoire d’acheter à l’avance son billet sur Internet via le site officiel (attention aux fraudes des autres sites –> billet non officiel et donc non valable) car les entrées sont limitées et réglementées pour « essayer » de préserver le site par un nombre de visiteurs limité par jour.

2ème chose –> en haute saison, veillez à réserver votre billet trèsssss à l’avance !! Nous avons réservé le nôtre 3 mois avant et malgré cela, nous n’avons vraiment pas eu le choix sur la date car il n’y avait plus qu’une journée de disponible pour pouvoir bénéficier de 2 billets et non d’1 seul …

Le ticket Machu Picchu Solo

Le ticket « basique » où vous disposez uniquement de l’entrée au site du Machu Picchu coûte 60$ par personne. Pour celui-ci vous disposez de :

  • La visite du Machu Picchu
  • L’accès vers la porte du soleil « Intipunku »
  • L’accès jusqu’au pont inca.
Impressionnant et ancestral cité inca

Le ticket Machu Picchu + Montaña

Il s’agit du même billet que le Machu Picchu auquel on a ajouté un trek dans les montagnes jusqu’à un point de vue extraordinaire sur le site. Les places sont limitées à 800 par jour et un ticket adulte vous coûtera 80$.

Il y a 3 heures d’entrée différentes à respecter scrupuleusement. En effet, nous avons vu des visiteurs se faire refuser l’entrée au Huayna Picchu car ils y étaient venu une demi heure plus tard que l’horaire indiqué sur leur billet … alors faites attention !

Et pas de panique, contrairement au billet simple, vous pourrez rentrer une seconde fois sur le site si vous n’avez pas eu le temps de tout voir avant d’aller à la Montaña ou au Huayna Picchu et que vous avez pour obligation de sortir suite à l’interdiction de visiter à contresens la cité inca …

Le billet Machu Picchu + Huayna Picchu

C’est celui que nous avons pris et nous ne le regrettons vraiment pas. Le Huayna Picchu, c’est cette impressionnante montagne rocheuse derrière le Machu Picchu que l’on voit sur toutes les photos.

Alors oui, tout comme nous, vous vous demandez sûrement, « Mais où y-a-t’il un chemin là dedans pour monter tout en haut ?« 

Et bien, il y en a bien un et c’est sans doute le plus vertigineux de tous ceux que nous avons croisé durant nos 5 semaines au Pérou … ^^ »

Bref, si l’aventure et la vue sensationnelle vous appelle, le billet est au même prix que la Montaña, à 80$ par personne mais attention car pour celui-ci, il n’y a « que » 400 places par jour et c’est souvent le ticket le plus prisé alors réservez bien à l’avance et même règle : respecter votre heure d’entrée sur le site 😉

Un journée mythique au plus proche des incas

Monter les marches du chemin de l’Inca

C’est à 6h que nous partons de l’hôtel en direction du Machu Picchu avec notre pique-nique sur le dos car nous comptons bien rester le plus longtemps possible là haut !! ^^

Après 10 minutes de marche, nous passons le 1er pont, 1er point de contrôle de nos billets. Et c’est parti pour une bonne demie heure de grimpe sur le célèbre escalier menant au site archéologique.

Même si au 1er abord, les marches peuvent faire peur, en fin de compte elles se montent facilement car le climat frais de la forêt est agréable.

C’est alors une fois le pied posé sur la dernière marche que nous hallucinons à la vue du monde qui se tient devant l’entrée du site. Et « ohh quelle surprise ! » quand on comprend que le guide est payant et que les seuls points pause toilettes ou encore boissons ne se trouvent qu’à l’extérieur du site.

Chouette, on est parti pour se retenir toute la journée :s

Le célèbre Machu Picchu

Je ne vais pas vous mentir, j’ai vraiment été déçue par cette grande merveille du monde. Et ce pour différentes raisons :

  • On essaye de le préserver au mieux mais vu la horde de touristes qui passent chaque jour, le site s’affaisse de plus en plus. Alors non je ne serai pas contre limiter encore plus le nombre de places par jour …
  • Côté préservation et soins du monument ça laisse à désirer comme dirait-on … aucune poubelle et aucun toilette dans le site … du coup des déchets à droite à gauche et des touristes qui ne se gênent pas d’uriner contre le peu d’arbre qu’il y a sur les lieux (mais les enfants à la limite on peut comprendre pourquoi … puisqu’il n’y a pas de toilettes).
  • Côté arnaque c’est pas mal non plus. Si vous voulez des explications vous n’aurez pas d’autre choix que de prendre un guide à vos frais supplémentaires bien sûr car ça n’est pas compris dans le prix faramineux du billet bien sûr … et non il n’y a même pas un seul panneau explicatif, pas un !!

Bref, ça, c’était le petit coup de gueule … mais bon, oui le Machu Picchu est à faire ! Regardez-moi ce site comme il est impressionnant et surprenant ! *-*

La porte du soleil : Intipunku

Il est facile de passer à côté sans en apercevoir le sentier alors faites attention au panneau. Le chemin en pierres qui vous y mènera se trouve au début de la visite, juste après avoir pris votre selfie Machu Picchu. ^^

Alors le chemin monte et il y a une bonne demie-heure de marche pour arriver à la porte du soleil, mais si vous n’avez pas pris le billet Montaña, je vous recommande vraiment ce point de vue sur le site archéologique car on a un chouette visuel panoramique sur toute la vallée =)

Et pas de panique, vous aurez le temps de tout visiter même si vous avez une heure à respecter pour le Huayna Picchu ou la Montaña car vous êtes autorisés avec ces deux billets à sortir et rentrer une seconde fois 😉

La magnifique ascension vertigineuse du Huayna Picchu

Quand vous achetez votre billet, vous avez deux horaires d’entrée. L’heure d’entrée pour le site archéologique et l’heure d’entrée au site optionnel que vous avez pris (ici pour nous le Huayna Picchu). Si vous passez cette dernière, vous ne pourrez plus y aller donc attention !

En tout cas, une chose est sûre, le Huayna Picchy n’est pas fait pour les personnes ayant le vertige … le chemin pour y monter est très physique, glissant, étroit et à flan de falaise mais la vue là haut est extraordinaire, sensations fortes assurées 😉

Encore un petit tour dans la cité que nous reverrons sans doute jamais … Il est vrai que Choquequirao restera mon préféré cependant le Machu Picchu est absolument fabuleux pour se rendre compte de ce que pouvait être la vie à l’époque des conquistadors. Visible de nul part du dessous qui lui, par contre, est visible de toute part depuis la ville archéologique mythique. Une position stratégique qui lui aura permis de rester debout le plus longtemps possible =)

Alors si vous aussi vous ne voulez pas voir tomber cette merveille ou espérer le faire découvrir à vos enfants un jour, n’oubliez pas qu’il y a mille façons de la visiter aujourd’hui en respectant et préservant ce lieu magique ! 😉

J’espère vous avoir donner l’envie de visiter ce site ou du moins vous avoir fait rêver d’y être =) N’hésitez pas à suivre notre périple de 5 semaines au Pérou par ici et surtout bon voyage 😉

* Marine *

(Article écrit en mars 2020)

20 applications indispensables pour voyager

mes applications voyage

Que l’on aime voyager près de chez soi ou à l’internationale, en mode 5* ou backpacker, que l’on parte à la dernière minute ou au contraire que l’on aime que tout soit préparé à l’avance … cela demande de la préparation et de l’organisation. Mais voilà, on est pas des machines et les vacances sont faites pour se reposer, alors quand on peut en profiter autant se faire aider par des applications ingénieuses et toutes créées pour ça.

Dans cet article, je vous partagerai donc les applications que j’utilise lors de chacun de mes voyages. Il en existe bien sûr une multitude … Mais je ne vous en citerai ici que 20 étant – pour moi – indispensables !!! 😉

Mes applications « transport ».

Trouver un billet d’avion pas cher

Hopper

Descriptif : Cette application vous aidera à trouver les prix les moins chers pour vos vols.

Les petits + : Son but simple et précis et surtout son tableau d’affichage ! Les prix n’augmentent pas si vous y retournez plusieurs fois de suite (contrairement aux sites comparateurs de vols). De plus, quand vous cherchez un vol, un calendrier annuel s’affiche en surlignant chaque jour d’une couleur rouge, orange, jaune ou verte. Ces couleurs correspondant au prix du billet (rouge le plus cher allant en dégressif vers la couleur vert pour les pris les moins cher). Ce calendrier permet d’avoir un visuel très clair sur les jours où les tarifs sont donc les moins chers.

Mon avis : Je ne m’en passe plus. J’en avais marre des prix hyper variables des sites comparateurs de vols (dont je parle dans mon article sur les 11 astuces pour un billet d’avion moins cher). L’application Hopper ne m’a jamais déçue. Je ne paye pas via celle-ci mais l’utilise pour connaître les prix les moins chers. Une fois que j’ai trouvé mon vol, je regarde quelle est la compagnie et j’achète mes billets directement sur leur site (pas de frais annexes comme ça =) ).

Mes applications pour me déplacer

Rome2Rio

Descriptif : Une application pour savoir comment aller de votre point A à votre point B dans n’importe quel pays.

Les petits + : Elle couvre tout le réseau mondial et offre plusieurs choix de transports que ce soit en bateau, en train, en avion, en bus ou en voiture. Pour chaque option apparaissent le prix, le temps de transport et les horaires (quand il s’agit d’un départ comme un train ou un bus).

Mon avis : Rien à dire sur son utilité car elle est vraiment complète et il est rare de tomber sur des informations erronées. Cependant le point qui reste peut être négatif est de ne pas pouvoir accéder directement aux sites des diverses compagnies de transports sur lesquels acheter le billet. Mais il ne s’agirait que d’un confort supplémentaire car finalement on a tout de même toutes les informations nécessaires demandées =)


Blablacar

Descriptif : Trouver un trajet en utilisant le covoiturage ou le bus.

Les petits + : Les trajets en covoiturage ou en bus sont nettement moins chers que si vous preniez seul votre voiture ou le train. Et le petit plus du coup, c’est son petit impact écolo qu’on aime forcément.

Mon avis : Depuis peu, on peut choisir entre le bus ou le covoiturage (avant Blablacar ne proposait que le covoiturage). Et étonnamment, on peut l’utiliser partout dans le monde. Alors je vous avoue ne jamais avoir essayé à l’international … En tout cas, dès que je me déplace en Europe, je l’utilise dès que mon trajet fait plus d’1 heure. Et quand je propose un long trajet, j’arrive souvent à remplir la voiture et à me faire au moins rembourser les péages ou la moitié du plein d’essence 😉


Maps.me

Descriptif : Navigation hors ligne pour se déplacer en ville ou en randonnée.

Les petits + : Pas besoin de connexion internet pour naviguer sur les cartes et suivre un itinéraire. Le gros avantage, c’est qu’il suffit simplement de télécharger les cartes qui nous intéressent avec le réseau internet avant notre voyage pour avoir la map disponible H24 sans réseau une fois sur place. Top ! De plus, on y trouve beaucoup plus de chemins que sur google maps.

Mon avis : Une merveille surtout pour ce qu’il s’agit de la randonnée ! Nous l’avons utilisé pour des treks hors des sentiers battus et sans balises au Pérou et on a toujours trouvé notre chemin grâce à l’application. Jamais je n’aurai pensé l’utiliser pour des chemins de randonnées, or même ceux là sont référencés : Top de chez top !

Mes applications « vitales »

Mes applis pour trouver un logement

Booking

Descriptif : Cette application permet de trouver un hôtel et de le réserver à n’importe quel moment et n’importe où.

Les petits + : Je pense que beaucoup de monde connaît cette appli et l’utilise … Mais pour ceux qui ne le savent pas, plus vous réservez avec l’application et plus vous avez des offres intéressantes ou des promotions sur vos prochains séjours. De plus, il existe beaucoup de filtres pour obtenir une recherche bien précise, c’est plutôt pratique !

Mon avis : Quand on voyage en mode backpacker et qu’on ne sait pas où dormir le lendemain, Booking est idéal. Cependant il est moins possible de privilégier les logements chez les locaux même si cela commence à changer un peu. Au Pérou nous avons réussi à trouver des logements chez l’habitant via l’appli mais ce n’est pas encore très répandu. Cela dit, chaque hôtel dispose de suffisamment de commentaires pour confirmer son choix et ça aide vraiment bien.


Airbnb

Descriptif : Trouver une location de vacances ou un logement proposé par des particuliers.

Les petits + : On se sent comme chez soi, du moins, je n’ai jamais été déçu. Le fait de pouvoir choisir en fonction de son mode de vacances : partager un logement avec d’autres voyageurs en ne louant qu’une chambre ou louer le logement entier. On trouve toutes sortes de tarifs du moins cher au plus élevé. Ici aussi vous pouvez obtenir des réductions en fonction du nombre de vos réservations.
Depuis peu, on peut aussi aller cuisiner local chez un hôte et déguster notre préparation ensemble –> une super idée pour manger local tout en partageant 😀

Mon avis : J’adore cette application car la communication avec l’hôte est très facile. Je m’en sers surtout pour réserver des locations pour plusieurs nuitées par exemple lors d’un city break ou lors d’un road trip où je resterai plusieurs jours dans une même ville. On se sent vraiment comme chez soi en laissant nos bagages rangés dans une armoire, disposant d’une cuisine ou encore pouvoir rentrer et sortir comme bon nous semble.

Mes applications pour … manger !? 😛

TripAdvisor

Descriptif : L’application idéale pour mêler à la fois réservation de vols, d’hôtels et avis restaurants.

Les petits + : Très simple d’utilisation. On peut y chercher tout type de choses en fonction de sa géolocalisation, des prix, des avis … Ces derniers sont d’ailleurs d’une aide précieuse quand il s’agit de faire un choix.

Mon avis : Je ne l’utilise que pour les restaurants quand je veux manger local dans un très bon restaurant ou que je veux retrouver des bons repas de chez moi comme une crêperie ou une raclette en plein Cusco (sii sii ça existe xP). Petit bémol de mon point de vue : les hôtels et restaurants qui y sont référencés sont souvent déjà bien connus et les locaux – quand on voyage à l’international – passe parfois à travers car ils ne sont pas encore bien développés. C’est dommage car j’ai parfois mieux manger dans un petit restaurant non référencé qui ne payait pas de mine que dans certains restaurants notés dans TripAdvisor pour lesquels l’addition était bien plus élevé. Alors faites attention aux avis surtout et ne vous fiez pas à l’apparence !! 😉


Foursquare

trouver un bon restaurant n'importe où dans le monde

Descriptif : Une application pour rechercher un restaurant, un café, un bar ou une sortie.

Les petits + : Trouver des restaurants LOCAUX !! Oui, enfin ! Ce que je reprochais donc à TripAdvisor se trouve ici, merveilleux ! Chaque voyageur fait parti de la « communauté » et peut ainsi ajouter lui-même un restaurant local en donnant son avis sur celui-ci. De plus, des filtres assez sympas existent dans la recherche : pas de chaîne de restaurant, happy hour, terrasse …

Mon avis : Je la connais depuis très peu de temps, je pourrais donc vous en parler après l’avoir essayé en Islande. En attendant, à 1ère vue, ce qui me plait vraiment ici, vous l’aurez compris, c’est de pouvoir manger local sans tomber sur des restaurants de luxe. Si vous connaissez cette appli, n’hésitez pas à mettre un petit avis en commentaire 😉

Mes applications « budget »

Pour convertir rapidement son argent

XE Convertisseur de devises

Descriptif : Comme son nom l’indique, cette appli permet de convertir n’importe quelle devise.

Les petits + : Le taux de change se met à jour chaque minute, plutôt pratique quand vous avez un vendeur prétendant convertir le prix en fonction du taux de change actuel alors que ce n’est pas vrai. Vous pouvez vérifier en tant réel ses dires ^^ De plus, toutes les devises y sont référencés.

Mon avis : Très pratique pour voir si vous ne vous faites pas avoir. Cependant, nous sommes bien d’accord qu’il faut tout de même avoir une idée des prix « normaux » avant d’arriver dans le pays visité. Histoire de savoir si le prix est le bon ou si vous devez négocier car on vous arnaque …

Des applications pour gérer ses dépenses

Travel Spend

Descriptif : Une appli pour gérer et suivre ses dépenses en voyage.

Les petits + : On peut y inscrire le prix de l’achat effectué dans la monnaie locale et obtenir le résultat en euro (ou dans sa devise habituelle). Chaque dépense peut être répertoriée dans une catégorie type logement, restaurant, activités, transport, etc. Un diagramme représentant les pourcentages de chaque catégorie permet d’en savoir davantage sur ses dépenses.

Mon avis : J’aime beaucoup le fait de pouvoir catégoriser chaque dépense afin de savoir pour combien m’a coûté chaque catégorie. Tout y est noté, un grand plus pour m’y retrouver lors de l’écriture de mes articles pour vous partager mes bons plans et le tarif de chacun =)


Tricount

Descriptif : Faire les comptes entre amis.

Les petits + : Le but est de rentrer chaque dépense est de notifier qui a payé et pour qui. Ensuite l’équilibre se fait entre les dépenses de chacun afin de savoir qui doit de l’argent à qui ou si les comptes sont équivalents pour chacun. Ainsi quand Quentin par exemple paye une activité pour nous deux à 30€ par exemple, l’équilibre me montre que je dois 15€ à Quentin … De plus, on peut ajouter au compte autant de personnes souhaitées. Ainsi, que vous ne partiez qu’à deux ou à 10, l’application s’occupe de faire les bons comptes pour faire des bons amis ;P

Mon avis : Superbe !! Une des applications les plus pratiques quand on part entre amis. Pas de prise de tête possible pour recalculer qui doit combien à qui. Il m’arrive même de l’utiliser en dehors du voyage. Bon … par contre attention à bien remplir les dépenses car si vous vous trompez de payeur par exemple et bien ça faussera tout …

Mes applications « pratiques »

Les applications pour s’organiser

Scannable ou PDF Scanner

mes applications organisation

Descriptif : Scanner vos documents importants pour les avoir en copie dans votre téléphone en cas de besoin.

Les petits + : L’image est de qualité et est sauvegardé en PDF. Vous n’avez ensuite plus qu’à la retrouver dans votre dossier adéquat en cas de besoin.

Mon avis : J’ai toujours eu pour habitude de tout photocopier pour les avoir dans une pochette dans mon sac resté à l’hôtel (billet d’avion, carte d’identité et passeport, carnet de vaccination …) mais voilà quand on les perd ou qu’il pleut et que tout est en miettes on se trouve bien embêté. Alors là aussi, je touche du bois, car je n’ai jamais eu besoin de sortir ces photocopies en cas de problèmes comme en cas de vol de pièce d’identité mais sans savoir, c’est vrai que l’application nous sauve bien la mise si jamais cela arrivait. A condition de ne pas se faire voler non plus son portable … –‘ Un petit conseil pour ça si jamais ça devait vous arriver –> envoyez vous par mail vos documents importants avant votre départ ainsi vous pourrez accéder à vos mails via les ordinateurs des diverses administrations 😉


Travor

Descriptif : Organisation de son carnet de voyage.

Les petits + : Les indispensables tels que les numéros d’urgence du pays, convertir des devises ou encore les documents importants sont référencés. Ensuite il est possible de suivre ses dépenses, de se créer des listes en tout genre (ce que je dois prendre, ce que je veux visiter, à faire …) et d’écrire son voyage comme un carnet de bord jour après jour. En gros l’application parfaite pour voyageurs =)

Mon avis : Les numéros d’urgence sont un plus car j’avoue, ce n’est vraiment pas la chose dont je me souci quand je voyage, il n’empêche que ça peut toujours servir… Ensuite, je trouve cette application formidable pour son côté liste (je suis une Madame listes en tout genre ^^ ») où la liste « choses à faire » revient pour chaque voyage. Et son carnet de bord est juste super pour y noter toutes les choses à ne pas oublier notamment pour l’écriture de mes prochains articles =)


Weather Pro

application météo partout dans le monde

Descriptif : Consulter les prévisions météo jusqu’à 7 jours pour n’importe quel lieu dans le monde.

Les petits + : Pouvoir avoir la météo n’importe où dans le monde … plutôt sympa pour savoir comment s’habiller et prévoir ou non le parapluie.

Mon avis : Bon cette appli est dans mon téléphone mais j’avoue rester toujours dubitative sur les prévisions faites surtout quand on se trouve dans un pays à la météo changeante comme quand on est proche de l’Equateur par exemple … Cependant, quand je visite une capitale ou quand je suis en court séjour, j’aime bien regardé la météo prévu pour la journée pour notamment faire les activités adéquates (genre du rafting quand il fait chaud ou faire les musées s’il pleut …).


Google Photos

mes applications pratiques

Descriptif : Espace de stockage gratuit pour les photos.

Les petits + : Stocker de nombreusessssssss photos tout en pouvant les organiser par albums.

Mon avis : C’est devenu un automatisme depuis le jour où j’ai perdu toutes les photos d’un weekend suite à une carte SD qui a rendu l’âme … ça ou un vol d’appareil photo, personnellement ce qui me rend le plus triste c’est surtout la perte des photos alors je ne prends plus de risque et j’enregistre tout dans google photos en les gardant sur la plate-forme jusqu’au jour où mon album photo est imprimé et où j’ai un double stockage dans mon disque dur externe.

Mes applis de survie ^^ »

Flush

mes applications pratiques : trouver des toilettes proches

Descriptif : Cette application vous trouve les toilettes les plus proche.

Les petits + : Simple et rapide quand on se trouve en situation critique ! De plus, les données fournies par l’appli géolocalise les toilettes sur une map et nous dit si celles-ci sont payantes ou non.

Mon avis : A première vue, cette application m’a bien fait marrer … il n’empêche qu’elle est hyper pratique quand une envie urgente se pointe. Surtout quand, 3 heures avant, on a déjà été se payer un café ou un coca pour en réalité juste pouvoir bénéficier des toilettes du restaurant … ^^ »


Refillmybottle

mes applications voyage pratiques

Descriptif : Une application pour trouver des endroits où il est possible de remplir sa gourde vide.

Les petits + : Le côté écolo : on évite d’acheter sans cesse des bouteilles en plastique et on privilégie les recharges des gourdes avec de l’eau potable. Notre planète ne nous en remerciera qu’un peu plus 😉

Mon avis : Plutôt que de partir avec 3 L d’eau dans son sac quand on visite un pays méditerranéen en plein été, c’est quand même top de ne pouvoir prendre qu’une gourde d’1 L et de la remplir au fil de la journée. En plus, j’adore le côté écolo !! 🙂

Mes applications pour communiquer

Google Translate

Descriptif : Traducteur

Les petits + : Toutes les langues y sont référencés et on peut soit dicter soit écrire. Très pratique quand on a oublié ce qu’un mot voulait dire dans un menu au restaurant ou lorsqu’on souhaite poser une question avec un vocabulaire un peu plus compliqué.

Mon avis : On ne va pas se mentir, je pense bien qu’elle est l’une des applications les plus utilisés dans le monde … En même temps, ça arrive à tout le monde de perdre un peu son anglais ou autre, surtout quand on a pas parlé la langue depuis un bout de temps ^^ Bref, on l’aura compris, je la trouve vraiment indispensable !


Duolingo

Descriptif : Apprendre une langue par de petites leçons journalières.

Les petits + : Un test se fait avant de commencer afin de voir à partir de quelle leçon il faut reprendre les « cours ». Mais si on le souhaite, il est possible de reprendre les bases. L’application propose des exercices complets que ce soit en compréhension écrite ou orale ou en production écrite ou orale. Ainsi toutes les compétences sont vues. De plus, chacun est libre d’aller à son rythme avec la régularité qu’il souhaite.

Mon avis : J’ai adoré !! J’ai appris l’espagnol grâce à cette application pour aller au Pérou et une fois là bas, aucun problème –> le rêve. Bon après j’avoue que j’étais très régulière et que j’y étais vraiment à fond, pas sûre que tout le monde tienne 45 mn par jour pendant 6 mois xD


Whatsapp

mes applications pratiques

Descriptif : Communiquer simplement et rapidement avec quiconque dans le monde.

Les petits + : Pouvoir communiquer via le réseau wifi avec n’importe qui dans le monde, qu’il s’agisse d’un numéro péruvien, américain ou français … Parler à l’international quoi ;P

Mon avis : Passer par la wifi n’est en soi pas réellement un problème, ça évite de payer et en même temps de rester trop sur son portable. Mais c’est forcement l’appli que j’utilise pour communiquer avec mes proches ou envoyer quelques photos quand je suis en voyage =)


Et voilà mes 20 applications indispensables pour partir en voyage, qu’il s’agisse d’un long de plusieurs semaines à l’autre bout du monde comme d’un court séjour en Europe. Je sais qu’il en existe bien d’autres mais le but n’est pas de passer le temps de son voyage sur son portable. Je parle donc bien de ces applications comme étant indispensables pour moi et je sais bien qu’elles ne le seront pas forcément pour vous j’en doute bien (surtout si vous êtes bilingue ^^ ») quoiqu’il en soit j’espère vous avoir apporté de belles découvertes ;P

N’hésitez pas à écrire un petit commentaire pour dire si vous êtes du même avis (ou pas :P) ou nous offrir d’autres innovations intéressantes que vous auriez testé.

* Marine *

(Article écrit en mars 2020)

Choquequirao : Comment visiter la plus mystérieuse des cités incas ?

Choquequirao, c’est cette cité inca encore méconnue du grand public … mais pourtant 10 fois plus impressionnantes que celle du Machu Picchu !! Mais alors pourquoi n’est-elle pas plus visitée ? Et bien, tout simplement car on ne peut y accéder qu’après 2 jours de marche …

Du coup, oubliez le tourisme de masse, appréciez l’âme inca que l’on ressent encore davantage et venez vous émerveiller devant le charme des ruines encore mieux préservées que celle du grand site reconnu par l’Unesco.

Je vous présenterai donc dans cet article tous les aspects pratiques pour rejoindre les lieux, vous raconterai la difficulté de ce trek mais également sa beauté incommensurable et vous expliquerai comment nous avons fait parti des premiers à nous rendre sur les grandes terrasses en contrebas de la cité.

Bienvenue à Choquequirao !!

Vue sur la place principale du Choquequirao

Comment rejoindre Choquequirao ?

Où se trouve Choquequirao ?

Et bien oui, avant de savoir comment rejoindre le site inca, il faut bien évidemment savoir le situer…

Celui-ci se trouve à 4h de route au nord-ouest de Cusco. On ne peut donc y accéder qu’en bus ou en taxi. Et le village le plus proche du début du trek se nomme Cachora.

Comment rejoindre le village de Cachora ?

Oubliez la course en taxi si vous voulez un transport à bas prix. En effet, peu de touristes se dirige vers cette destination du coup la course vous coûtera bien plus cher …

Prendre le bus avec la compagnie Bredde

Le plus simple reste donc de vous diriger vers la gare routière de Cusco au sud et d’acheter vos billets auprès de la seule compagnie allant dans cette direction –> Bredde.

Un billet Cusco – Abancay coûte 20 soles par personne (soit 5,5€). Cependant attention, précisez-bien au chauffeur que vous souhaitez vous arrêtez au croisement Ramal de Cachora !!

Jusqu’à ce point vous en aurez bien pour 3h30 de transport tout de même donc je vous conseille de prendre le bus en matinée (des bus partent à 6h, 8h, 10h et 13h tous les jours 😉 ).

Puis prendre le taxi

Une fois déposé au croisement Ramal de Cachora, il vous faudra continuer votre course jusqu’au village de Cachora en taxi. Et, pas de panique, vous n’aurez aucune difficulté à en trouver un puisque plusieurs chauffeurs se disputeront même pour votre course. N’hésitez donc surtout pas à marchander et négocier le plus bas prix car ils ne se priveront pas pour grossir leur tarif.

Au final, dans notre cas, ils nous énervaient tellement que nous sommes montés à bord d’un 4×4 qui partait en direction du village. Cela grâce à Arnaud et Lorena, un couple rencontré sur place qui partait aussi pour le trek du Choquequirao avec qui on sympathisera =) Le chauffeur nous fit un prix d’ami à 10 soles (2.5€) par personne le trajet.

Où dormir à Cachora ?

Vous aurez le choix car il existe de nombreux petits logements chez l’habitant à bas prix. Cependant nous avons fait le choix de nous faire plaisir avec un hôtel spacieux (grande chambre, douche bien chaude, terrasse et « restaurant ») avec une vue fantastique pour 32€ la nuit !!

Nous avons fait ce choix car le paysage était juste splendide et que nous savions que le trek allait être très difficile. Du coup nous voulions passer une bonne nuit avant de partir pour nos 4 jours de marche et récupérer avec une bonne nuit de sommeil au retour …

Voici l’adresse de la Casa Nostra !! 😉

Petit + : aucun souci pour laisser nos surplus de bagages =)

Comment revenir de Cachora à Cusco ?

Une information que l’on a beaucoup de mal à trouver !! Que ce soit sur internet ou des habitants du village … c’est la débrouille !

Si vous ne faites pas le trek avec une agence, vous n’aurez pas de transport privé alors je vous souhaite bon courage pour repartir.

Attention, je n’ai pas dit que c’était impossible !! Cependant, il vous faudra sûrement payer plus cher qu’à l’aller car vous ne pourrez avoir affaire qu’aux taxis et/ou locaux vous faisant payer le prix cher.

Faire du stop !

De notre côté, heureusement qu’Arnaud, le roi de la négoce, était là ;P En essayant de stopper un van touristique qui remontait vers Cusco, il nous a trouvé une voiture au carrefour de l’hôtel dont le chauffeur remontait vers le Ramal de Cachora. Pour 10 soles par personne, ouf !! Bon vu l’état de la voiture dont tous les voyants rouges étaient allumés on aurait pas mis plus xD

Continuer en taxi et « bus » local.

Par contre, une fois au Ramal, ne pensez pas à reprendre un bus comme à l’aller … Bah oui, dans ce sens n’imaginez même pas connaître les horaires de passage du bus ou même encore que le chauffeur de celui-ci s’arrête pour vous prendre …

Du coup, taxi obligatoire !! Et qui dit taxi hors des villes, dit gros fou au volant … on a bien flippé, on ne va pas vous mentir ^^ » celui-ci nous a déposé dans une ville un peu plus haut sur la route où nous avons pu continuer avec un transport local dans lequel nous étions 10 …

Et chanceux dans notre malaise sur la route, nous en avons eu au total pour le même prix que l’aller soit 30 soles au total. Top !

Le trek de Choquequirao

Début du trek de Choquequirao

Choquequirao est nommé par les Péruviens comme étant le trek le plus difficile de la région. Non pas par son altitude ou ses conditions météorologiques difficiles (quoique …) mais par ses dénivelés des plus impressionnants … Pour eux, le faire seul sans guide ni mule revêt du GROS challenge, on s’en est d’ailleurs vu félicité plus d’une fois par les habitants de la vallée et même par des guides croisés lors d’autres excursions … ^^

Alors je vous ferai la description du trek mais vous donnerez à la fin un conseil d’itinéraire mieux conçu pour prendre plaisir à fond. Car de notre côté nous sommes parti à pied de Cachora, chose que vraiment peu de monde fait pour partir de plus loin – directement du Mirador de Capuliyoc – et on comprend pourquoi puisque vous réduirez votre trek de 20 km ce qui n’est carrément pas négligeable …

En effet, de notre côté, nous en avons eu en tout sur les 4 jours pour :

  • 77 km de marche
  • environ 5200m de dénivelé positif (sii sii … ^^ »)
  • environ 4400m de dénivelé négatif (pas forcement mieux pour les articulations …)

On est bien loin du trek sympathique du Canyon de Colca ^^

1er jour du trek vers Choquequirao

Descriptif

  • Itinéraire : Cachora – Santa Rosa
  • Distance : 25 km
  • Durée : 6h30
  • Dénivelé positif : environ 600 mètres
  • Dénivelé négatif : 1500 mètres

Une 1ère journée en forme !

Après une bonne nuit reposante, au sein d’un paysage de dingue, on ne peut qu’être enthousiaste à partir. On est en forme et on en profite alors pour faire 25km ce 1er jour mais … quelle erreur !

Un début de randonnée calme

La 1ère partie de la journée est plutôt simple, un peu de montée, un peu de descente dans les chemins passant entre les fermes et les champs le tout dans un décor de montagne. Un premier aperçu très agréable puisque nous sommes seuls.

En effet, nous sommes les seuls à partir de Cachora, les autres randonneurs rejoignant directement le mirador de Capuliyoc en taxi car, de là, commence le « vrai » trek de Choquequirao.

De notre côté, nous ne regrettons pas car le calme et la découverte de la vallée nous apaisent.

Le seul moment qui nous lassera peut-être un peu, c’est quand nous rejoindrons la route pour rejoindre le mirador car on aura presque 5 km à faire le long de celle-ci.

Le mirador de Capuliyoc

Nous arrivons au point de départ du trek toujours en pleine forme –> les débuts forcement … ^^ »

Nous achetons le ticket d’entrée pour le site du Choquequirao à 60 soles par personne (~16€) obligatoire pour la visite de la cité. Attention à bien le garder sur vous car vous serez contrôlez une fois sur place.

Le mirador nous offre une vue fantastique et vertigineuse sur la vallée et el rio Apurimac en contrebas jusqu’où vous aurez le plaisir de descendre pour ensuite … tout remonter xD

Une fois le point de contrôle passé, vous arrivez enfin au départ du trek où vous pourrez commencer à apercevoir le tracé de l’itinéraire du trek dont la 1ère partie de la longue descente de 1400 mètres de dénivelé jusqu’au passage du pont.

Panorama début du trek Choquequirao

Une descente longue …

En effet, la descente de 1400 mètres sera longue d’autant plus qu’on apercevra que très tard la fin avec le pont passant au dessus de l’Apurimac …

La pente est raide et les articulations commencent à se sentir, la chaleur tape pleinement le flan de la montagne et nous prend à la tête, de plus le moindre coin d’ombre est déjà pris par d’autres randonneurs … les bouteilles d’eau se vident à une vitesse folle …

Heureusement que les paysages sont époustouflants …

Nous nous arrêtons pour manger un bon repas à Chiquisca pour 10 soles par personne et reprendre des forces avant la fin de la randonnée du jour qui nous semble encore loin.

Nous repartons pour 45 minutes de marche mais c’est pourtant usé que nous arriverons enfin à la rivière. On prendra alors le temps et le plaisir de tremper nos pieds brûlants et gonflés dans l’eau froide voire même de plonger entièrement dans une petite retenue d’eau un peu plus chaude pour Quentin ^^ »

Un dernier effort avant Santa Rosa

Le deal qu’on s’était donné, c’est que si on arrivait à Playa Rosalinas (le pont) avant 16h, on continuait jusqu’au campement de Santa Rosa pour éviter de faire les 1500 mètres de dénivelé positif en 1 seule fois le lendemain matin.

Heure d’arrivée au pont : 16h15 … bon et bah Deal accepté quand même !!

Mais en réalité, on aurait dû en rester là car on était loin de se douter qu’il restait encore une bonne heure et demie de marche sur une pente bien raide et que le camping serait rempli et disons-le clairement : répugnant !!

  • Les places de camping pas très entretenues …
  • Une seule douche sans lumière et les pieds dans la m**** à cause des toilettes dégueulasses juste en face.
  • La possibilité de manger … debout ou assis à terre. (Car le camping est tellement plein que le peu de places assises sont déjà prises).
  • Hyper bruyant !

Bref, ne dormez surtout pas à Santa Rosa !!

2ème jour de trek : jusqu’au camping Choquequirao

Descriptif

  • Itinéraire : Santa Rosa – Camping Choquequirao
  • Distance : ~ 9km
  • Durée : 3h
  • Dénivelé positif : ~ 1250m
  • Dénivelé négatif : ~ 200m

Un 2ème jour tempéré

Une montée sous le signe de la tempête

Hum … un matin dont on se serait bien passé … ^^ »

L’idée, c’était de se lever à 5h du matin pour pouvoir monter avec la fraîcheur du jour. Mais c’était sans compter sur la fatigue que Quentin s’est en réalité levé à 6h et que ça m’a agacé ! Du coup, on s’est bien pris la tête et on a vraiment commencé la montée que vers 7h30 … génial !! (Hum, j’avoue… signé Quentin)

Bon mise à part ce point, la montée est très raide, mais une fois qu’on a trouvé son rythme, elle se monte plutôt bien.

Le petit déjeuner étant très minimaliste ce matin là, on s’est donc arrêté au 1er campement à Marampata pour déjeuner vers 9h30.

Tracé 1er jour trek Choquequirao

En route vers le Choquequirao !! =D

La traversée du village de Marampata est des plus agréable. Posé en haut d’une crête, il est de toute part ensoleillé et la vie y abonde. Ce peut être également un très bon choix où dormir 🙂

Nous continuons notre chemin très doux en jambes parsemés de courtes montées et descentes jusqu’au camping.

Et on appréciera d’autant plus le chemin à partir du mirador Sunchupata où apparaitront au loin, les 1ères ruines du site inca Choquequirao. De nombreuses terrasses en contrebas et quelques ruines qu’on entre aperçoit au sommet du lieu.

Un émerveillement de surprise, notre 1ère rencontre avec le monde inca !!

Arrivée au camping

Nous arrivons au camping pour 12h alors décidons de planter la tente avant de manger pour repartir visiter une partie du site l’après-midi.

Le camping est plutôt spacieux, les sanitaires corrects mais le must est qu’il offre une superbe vue sur les montagnes et donne un accès très rapide à la partie basse comme haute du site de Choquequirao.

Visite des ruines basses du Choquequirao

Beaucoup de marches !!

Sur la partie basse de la cité Choquequirao on ne trouve que des terrasses. C’est donc en tout et pour tout encore 5 km de marche qui nous attendait à descendre jusqu’au lieu puis à vadrouiller entre les différentes terrasses et donc pas moins de 400m de dénivelé positif et le même en négatif.

Mais sincèrement Waouh !! N’hésitez pas une seconde c’est époustouflant !

Un lieu encore fermé aux visiteurs ?!

Euh … je crois bien que oui … Oups !!

En effet, aucune photo de ces terrasses sur le net, une porte ouverte qui devait normalement être fermée par un cadenas, la traversée d’un village d’architectes fantômes et aucune explication de cette partie ni sur Internet ni dans les guides …

En réalité, il s’agit d’un site qui est encore en état de « fouilles » donc normalement seuls les architectes ont le droit d’y mettre les pieds. Cependant, chanceux que nous étions, nous nous trouvions sur le site en pleine semaine de fête nationale … Or, au Pérou, quand c’est jour de fête c’est en fait semaine de fête, du coup personne sur le site !!!

Wouhouuuuuuuu, trop chouette !!!!

Une visite VIP

Bah en gros c’est vraiment ce qu’il s’est passé … On était absolument seuls sur le site, du coup on est revenu avec des clichés de dingue !!!

En voici quelques-uns dans la plus grande exclusivité !! 😉

3ème jour de trek : visite du Choquequirao et retour vers l’Apurimac

Visite de la partie haute du site de Choquequirao

La partie basse n’est que terrasses et d’après les archéologues, elles devraient relier la partie haute du site. Imaginez-donc un peu sa taille …

Effectivement, la cité, une fois les fouilles terminées, devrait être 2 fois plus grande que celle du Machu Picchu … Impressionnant non ?!

De plus, vous apprécierez d’autant plus car vous serez vraiment seuls contrairement aux 15 000 visiteurs journaliers du site inca le plus connu au monde et vous pourrez ressentir davantage l’esprit inca de par le calme, l’apaisement et la sérénité du Choquequirao.

La plaza principal et les ruines alentours

Les ruines sur la place principale sont beaucoup plus en état que celles du Machu Picchu. En plus, l’espace est vraiment très aéré, on prendra alors vraiment plaisir à se promener entre celles-ci en admirant la vue sensationnelle des vallées alentours. Certains en profiteront même pour méditer ou faire une séance de yoga … et on comprend vraiment pourquoi !

Les terrasses aux lamas

Elles sont la grande renommée du site. En effet, les incas ont introduits des pierres plus claires au sein des terrasses pour former des silhouettes de lamas.

Plutôt original, on aime les prendre en photos ou se prendre au jeu de poser à côté.

En descendant celles-ci, n’hésitez pas à continuer vers le petit mirador qui vous offrira une vue d’ensemble sur ces belles terrasses =)